Animalerie, purgatoire non avoué ?


Il y a peu de temps, le Ministre Di Antonio annonçait une future restriction du nombre d’animaux vendus en animalerie. Il envisage de ne plus autoriser que 7 espèces à la vente.

Récemment, la presse vient encore (et toujours) de faire état de trois cas malheureux de chiens vendus en animalerie, dont deux sont décédés quelques jours après l’achat, et le troisième se trouvant dans un état avancé de maladie (voir Sudinfo du 06 juillet 2015La Meuse du 26 août 2015).

Ceci est une preuve de plus qu’acheter dans un commerce général, même dénommé “animalerie” n’est bien souvent pas une bonne idée.

Pourquoi ? Parce que vous avez affaire à de simples intermédiaires, des personnes qui achètent et revendent, sans rien connaître de l’état de leur marchandise (il n’y a pas d’autre mot). Il arrive même parfois que ces animaux ne disposent pas de l’élémentaire “passeport” certifiant la provenance de l’animal (et pourtant, c’est illégal).

Maladies, handicaps, dégénérescence due à une consanguinité, carence, sevrage précoce, … sont les plus grands risques que court un animal vendu dans ce genre de commerce. De très nombreux témoignages fleurissent quotidiennement sur les réseaux sociaux émanant de nouveaux propriétaires ayant acquit un animal présentant ce genre de problème.

Et là, c’est la catastrophe, soit une dépense de centaines, voire de milliers d’€uros pour tenter de rétablir le nouveau compagnon, soit une décision déchirante d’abréger ses souffrances, et de l’euthanasier.

On ne le répètera jamais assez, la Belgique comporte plus de 100 refuges, lesquels proposent à l’adoption des milliers d’animaux, lesquels cherchent une famille dans laquelle pouvoir passer d’agréables jours tranquilles et heureux. Vous ferez en plus une bonne action envers un animal qui n’a pas eu de chance dans son premier foyer. Très souvent, et nous parlons par expérience, ces animaux sont reconnaissants et encore plus amitieux qu’un autre.

Et si après de nombreuses recherches, vous ne trouvez pas celui que vous cherchez, adressez-vous à un éleveur professionnel.

N’hésitez pas à demander une garantie écrite(¹) couvrant les six premiers mois de vie de votre nouveau compagnon en votre domicile, contre la maladie, exigez le passeport et vérifiez qu’il comporte bien les lettres BE en début de numérotation. Ceci vous garantit un animal né en Belgique, ne provenant donc pas d’un élevage intensif étranger. Proscrivez tous les animaux qui proviennent des pays de l’Est.

Si tout va bien, d’ici deux ans, une nouvelle législation complète relative au bien-être animal verra le jour en Wallonie. Gageons qu’avec la volonté affichée du Ministre Di Antonio, celle-ci sera beaucoup plus stricte envers ces commerces dilettants.

Et malgré toutes ces précautions, nous ne pouvons garantir un achat à 100 % garanti…

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(¹) Selon le Code Civil, les animaux sont considérés comme des « biens meubles ». Les dispositions de la garantie légale leur sont donc applicables.
Le vendeur est tenu de délivrer à l’acheteur un “bien conforme” au contrat*. Par exemple, la maladie du chenil qui est survenue à votre chiot dans les 6 premiers mois de sa délivrance, est censée exister au moment de la vente. C’est au vendeur à prouver que le chiot ne présentait pas ce défaut (maladie du chenil) au moment de la délivrance.
Attention cependant, ce défaut sera censé ne pas exister si vous en avez eu connaissance ou ne pouviez l’ignorer au moment de la conclusion du contrat* (toux, etc.).

*  L’achat d’un animal est considéré comme un contrat liant le vendeur et l’acheteur.

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