Best-seller de la presse belge : Mainmise sur le bien-être animal ? (Polar ou réalité sur le bien-être animal wallon édité par Le Vif/L'Express ?)


Mainmise sur le bien-être animal ? Fiction ou réalité ? Résumé de l’article paru dans Le Vif/L’Express du 08 novembre dernier.

Mainmise sur le bien-être animal ?” est l’histoire d’un ministre régional qui hérite il y a quelques années d’un portefeuille appelé “Bien-être animal”. Dès les premiers temps, ce politicien décida de s’entourer pour la partie associative, non pas de conseillers passionnés par le bien-être des animaux, mais plutôt par des conseillers avides de pouvoir et d’argent, situés à l’extrême militantisme du secteur, dont l’un venait de délaisser bon nombre de chiens et chats brabançons, certainement non suffisamment rentables, pour doubler son activité d’animaux de ferme. Un autre conseiller quant à lui, doit avoir sauvé son dernier animal sur le terrain il y a bien une quinzaine d’années. Par contre côté production financière, c’est un spécialiste également, n’hésitant pas à d’une part certifier que la viande vendue dans une chaîne de grande surface est certifiée de qualité par son nom, et de l’autre ventant et vendant à grands coups de publicités télévisuelles un produit imitant (du moins sous son aspect) un met particulièrement apprécié par en temps de fêtes. Vous voulez des noms ? Ils sont ici.

Ce personnage politique donc eut l’idée de laisser son empreinte dans le milieu, en révolutionnant la législation complète, et fit rédiger par ses collaborateurs un texte long de 109 articles qui ravit tout le secteur du bien-être animal, tout le secteur, à l’exception de quelques-uns qui, lunettes bien accrochées, qui purent lire entre les lignes, et comprirent que dans ces 109 points, s’était glissé une bombe à retardement. En effet, le texte prévoit que le gouvernement pourra habiliter une personne morale de droit public ou constituée à l’initiative de l’autorité publique à effectuer des missions de support aux services compétents pour les contrôles et infractions. En clair, il permettrait, sous le couvert d’un renfort au service officiel qu’est l’Unité du Bien-Être Animal Wallon (DGO-3), de le court-circuiter au bénéfice d’une structure de son choix.

La réunion “expresse” entre le Ministre et les refuges

Etonnant ? Pas tellement pour tout qui suit un peu l’actualité, car le torchon brûle entre ce ministre et son service. Il n’hésite d’ailleurs pas à apporter son soutien au secteur des “refuges”, et à remettre en cause les décisions de son service. Il se fait aussi qu’il y a quelques mois, par le plus grand des hasards, l’association conseillant le ministre, et ayant délibérément fermé un refuge pour chiens et chats wallon fin 2014, lança un mouvement de grève parmi le milieu, se transformant en guerre contre, … la même Unité du Bien-être Animal Wallon, réclamant sa destitution et refusant catégoriquement de continuer à collaborer avec celle-ci (ndlr : nous émettions déjà un doute sur le réel but de ce mouvement, dans notre article du 19 juin). Plutôt que de soutenir son service, comme tout représentant du peuple élu, ce ministre prêta immédiatement une oreille très attentive aux revendications émises, provoqua une réunion, non pas entre son service et le groupuscule de manifestants, mais uniquement avec ces derniers, et signa dans la foulée, un décret permettant dans le cadre de maltraitance, la saisie des animaux par les Bourgmestres wallons. Finie donc l’obligation d’avoir l’avis d’un vétérinaire du service régional.

Jean-Marc Montegnies
Jean-Marc Montegnies

[Pour rappel, le mouvement de grève débuta lorsque l’UBEA pris la décision de céder une dizaine d’animaux saisis deux mois plus tôt et confiés à un refuge, à un marchand d’animaux. Jean-Marc Montegnies, président d’Animaux En Péril clama haut et fort, relayé par bon nombre de médias, que cette décision était totalement “ incompréhensible et totalement scandaleuse d’un point de vue éthique, que les refuges sont financés par des donateurs privés, et que ceux-ci comprendraient mal que leur soutien serve à remettre sur pied des animaux ensuite offerts à des individus qui vont les exploiter et les envoyer à l’abattoir“. Et pourtant, il y a un peu plus de 3 ans, il ne s’est apparemment pas posé la question envers tous les donateurs du refuge Braisnois qu’il a délibérément fermé après plus de 30 ans d’activités. Tous ces donateurs qui ont vu, sous sa décision unilatérale de fermeture, s’envoler en quelques instants les millions donnés à celui-ci. Envolés, pas tout à fait puisque la vente du site a fait gonfler la trésorerie d’AEP de plus d’1,5 million d’euros!]

Etonnante aussi la réunion secrète du 16 avril 2018, réunissant 5 représentants de refuges wallons, dont comme par hasard, encore et toujours Animaux En Péril, association étant censée représenter les associations auprès du Ministre et responsable de la fermeture du plus grand refuge pour chiens et chats en 2014, Sans Collier ayant inauguré son nouveau refuge cette année, dont le coût se situe aux alentours de 2.400.000 €), La SPA de La Louvière qui occupe et gère des installations vétustes, dangereuses, non conformes depuis une dizaine d’années et toujours ouverte grâce au bon vouloir du ministre du bien-être animal wallon, de même que de deux autres structures moins médiatisées. De cette réunion sorti une nouvelle asbl dénommée Union Wallonne Pour La Protection Animale (en abrégé UWPA) qui a pour but, accrochez-vous bien, la défense des refuges agréés et des  associations (non agréées) œuvrant pour le bien-être animal (…) auprès des administrations, du monde politique, des médias, du grand public, du secteur, de faire évoluer la législation afin de lutter plus efficacement contre toute exploitation des animaux (principe 1er du milieu vegan). Pour y parvenir, l’UWPA se donne les moyens de faire pression par toutes ressources légales sur les administrations et le monde politique aux fins de défendre les intérêts de ses affiliés et des animaux qu’ils représentent. Les moyens qu’elle met particulièrement en œuvre sont : lobby politique, manifestations, … Ajoutons-y qu’elle pourra effectuer toute opération civile mobilière et immobilière et accorder son aide à des entreprises ou organismes poursuivant les mêmes buts. Nous sommes pratiquement dans le cadre de l’installation d’une secte ou d’un syndicat.

Un organisme en opposition donc au monde politique et au gouvernement wallon, tout en ayant une partie de ses fondateurs, … présents au Conseil wallon du bien-être animal. Selon le Vif/L’Express, toujours le même ministre aurait apporté un subside de 160.000 € à ce cartel sous le couvert d’une aide partielle au fonctionnement (110.000 €) d’un site toujours fantôme (adoptez.be), et d’un un projet d’aide aux animaux de sans-abris (20 000 euros pour la phase de test), le reste pour frais de fonctionnement. Tiens, l’aide aux animaux des sans-abris, ça ne vous rappelle rien ? Mais si bien sûr, c’est ce que nous faisons depuis plus de 3 ans, avec 0 € de subside. A ce jour, ce subside n’apparaît pas sur le site officiel reprenant les aides Wallonne, ce qui laisserait supposer, si ce “subside” est réel, qu’il s’agirait carrément d’un contrat de service sans procédure préalable d’appel public ! Voilà donc un ministre qui finance lui-même le fouet avec lequel il va se faire flageller. Il nous avait pourtant habitué à dépenser les deniers publics plutôt à sa gloire (cf financement d’un salon Dourois du bien-être animal). A noter que Le Vif/L’Express a déjà pointé à plusieurs reprises des faits déontologiquement criticables (Carlo Di Antonio juge et partie dans un dossier d’expropriation, Carlo Di Antonio, le dourocrate, Carlo Di Antonio (CDH) donne 40.000 euros de subsides à une ASBL fondée par deux de ses collaboratrices, CarloThon: en 2017, Carlo Di Antonio a versé 60 000 euros de subsides à des asbl proches, “CarloThon”: Di Antonio craque, 3.500 euros de subside en échange d’une tête de liste: le troc de Carlo Di Antonio, …). Une belle panoplie de casserolettes.

La réalité rattraperait-elle la fiction ?

L’article précise, mais ça nous le savions déjà tous ou presque dans le milieu, que de nombreuses décisions wallonnes liées au bien-être animal sont prises par le cabinet Di Antonio sans consultation des scientifiques et de l’administration, composée pourtant d’experts vétérinaires, mais après écoute de cette ligne radicale en matière de protection animale. Dernier exemple en date, le cas de Zelda, une singe macaque de Barbarie détenue en toute légalité depuis plus de 17 ans par ses maîtres, et pour laquelle Gaïa, grande amie d’AEP depuis plus de 20 ans, a demandé au Ministre une saisie, alors que l’UBEAW avait estimé que les conditions de détention étaient tout à fait règlementaires, et que l’animal ne montrait aucun signe de maltraitance ou négligence. Gaïa dénonce d’ailleurs sur son site une procédure de sabotage par le service bien-être animal wallon. Un petit coup de pouce discret de plus visant le démantèlement du service régional wallon visé par AEP ?

C’est après la lecture complète de l’article du Vif/l’Express que nous avons enfin compris pourquoi, pendant 3 ans, le Ministre Carlo Di Antonio nous avait toujours écouté mais pas entendu, car il est clair que le bien-être animal pour lequel nous œuvrons, est très loin de ce monde-là, et jamais nous n’aurions accepté de le rejoindre. L’asbl Sans Maître nage en eau claire, transparente, et non troublée par une pollution politico-financière.

Quant aux finalités de ces manoeuvres, de même que pour d’autres faits, nous vous recommandons vivement de lire l’article complet sur le site du Vif/L’Express.

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