Comme la vie est Dour … (ou l'histoire d'un beau gâchis)


Parfois, quand tout est trop rose, la couleur ne tient pas, et elle vire petit à petit au presque noir. L’échec est Dour à encaisser.
Il y a quelques mois, nous vous annoncions avec plaisir la future concrétisation d’un centre d’accueil pour animaux abandonnés.
Aujourd’hui, c’est avec une immense tristesse que nous devons vous faire part de l’échec de la finalisation de ce dernier.
Pourquoi ? Parce que depuis le départ, nous avons été grugés et dirigés vers des informations erronées.

Mettons les choses dans l’ordre, cela fait 2 ans que nous sommes bel et bien sur un projet de création d’un centre d’hébergement, plus communément appelé « refuge », pour lequel un budget d’environ 400.000 € est nécessaire. Une partie en apports personnels, une partie en apports d’investisseurs, c’est réalisable. Encore faut-il trouver l’emplacement.

C’est donc sur base de ce montant que nous avions entamé les réunions avec la commune dont nous vous parlions le 22 décembre dernier, celle qui nous avait approché afin de nous ouvrir ses portes. Une promesse d’un apport par subsidiation estimé entre 55 et 65 % des travaux à réaliser, et un souhait d’entrer dans la coopérative à créer, non pas comme coopératrice décisionnaire mais comme consultée. Le site qui nous est proposé peut, avec des modifications, être adapté à notre projet. “Petit” bémol, après visite de l’architecte, le montant total à prévoir se monte à 1 bon million d’euros. C’est clairement hors de notre budget initial, mais vu les subsides estimés, et l’engagement communal exprimés, c’est réalisable. Nous avons donc plusieurs réunions avec ces promesses qui planent, et un souhait, une fin des travaux, une ouverture, et des résultats pour début 2018, c’est à dire avant les élections. Le challenge est risqué, mais si nous pouvons compter sur cette coopération, il est une fois de plus susceptible d’être relevé.

C’est à partie d’ici que le dossier commence à s’enrayer, … d’un côté on nous demande où en est notre avancée, et de l’autre, les confirmations des engagements écrites mettent du temps à arriver, du temps, et encore du temps. De notre côté, nous continuons sur ce projet en nous adjoignant la collaboration d’un architecte et d’un expert-comptable et fiscal afin de pouvoir lancer la coopérative et l’appel aux partenaires investisseurs dès réception des écrits (un parole s’envole, un écrit reste…). Nous allons jusqu’à signer une convention avec l’architecte, lequel a de son côté une réunion planifiée avec la commune concernée au sujet du projet. Avec l’expert-comptable, nous étudions et produisons les statuts de la future coopérative, lesquels sont déposés auprès d’un notaire pour vérification, et en attente de passation de l’acte ouvrant officiellement le début de la réalisation.

Force est de constater que les engagements sur les deux points essentiels, la hauteur de l’engagement financier de la commune dans la coopérative, et la confirmation des subsides à la construction n’arrivent pas, malgré rappels, rappels, par mail et par téléphone. Impossible même d’avoir quelconque contact avec le Bourgmestre.

Le temps passant, et ne voyant rien arriver en retour, nous sollicitons une réunion avec le Bourgmestre et les deux échevins ayant ce dossier en charge, à savoir celui de l’urbanisme en plus. C’est finalement grâce à l’intervention de ce second échevin que nous avons enfin une réunion planifiée au samedi 18 mars.

Après avoir rappelé les promesses de l’Echevin du bien-être animal, nous apprenons que l’Administration n’a jamais envisagé (politiquement parlant) un engagement dans la coopérative, et que côté subsides des travaux, il est impossible d’avoir la moitié, même le quart du montant couvert par quelconque subsidiation !!!! Tout au plus certaines parties visant le côté énergétique pourrait être subsidié partiellement, et encore, pas envers toutes les réalisations à exécuter.

C’est ce qu’on appelle une bonne douche froide matinale (déjà que nous avons roulé près d’une heure sous une pluie battante). Une déception par rapport au fait que nous ne proposerons pas de places supplémentaires en Wallonie pour les animaux abandonnés surtout, une déception par rapport à un projet pour lequel nous avions réalisé un travail assez conséquent, et une déception par rapport à vous qui avez, tout comme nous, cru dans ce projet.

Seul persiste un doute quant à savoir si effectivement cet échevin du bien-être animal s’est avancé sur un terrain très pentu sans confirmation en aval, ou s’il y a eu un revirement politique soudain, peut-être suite aux récents évènements liégeois. Est-ce important après-tout de le savoir ? Une perte de temps de plus à nos yeux, pour au final, ne rien changer à la finalité du projet. Qu’ils règlent leur popote interne… en interne.

Pour nous, le temps de digérer ces promesses politiques vaines, nous reprenons notre bâton de pèlerin et revenons à notre projet initial. « Plus qu’à » trouver non pas des donateurs, mais des investisseurs quand même … et un espace susceptible de pouvoir transposer celui-ci en réel. Tant l’expert-comptable que l’architecte, mis au courant de la situation, nous ont assuré croire en notre dossier et confirmé pour suivre le chemin à nos côtés.

En conclusion, la commune wallonne ayant créé le premier poste d’Echevin du bien-être animal n’aura donc pas le premier refuge coopératif sur son entité.

«L’échec est une chose. C’est l’abandon qui est inacceptable»

Neil Strauss

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