Consultation citoyenne de Charleroi – Nous avons pu vous faire entendre

consultation-4Succès total pour la consultation citoyenne organisée hier soir à Charleroi. Pas moins d’une petite centaine de personnes y étaient présentes.

Comme prévu, après une introduction brève mais précise, tout d’abord par Mélissa Pistidda, l’Attachée du Ministre Carlo Di Antonio, ce fut ce dernier qui prit la parole afin de déjà transmettre à l’assemblée les directions que son Cabinet a pris en faveur du bien-être animal.

La parole, comme promis, fut ensuite donnée à l’auditoire, et de nombreuses questions fusent rapidement, dans tous les sens, de la castration des porcs, à la stérilisation des chats, en passant par le “permis d’acquérir un animal”, les NAC, les conditions de ventes des animaux, les éleveurs occasionnels, …

Il faut reconnaître que même si certaines questions prenaient plus la forme d’un acte d’accusation destiné à créer un débat, Carlo Di Antonio a toujours su resté maître du débat, en recalant le but de la consultation sur les prise de connaissance des désirs et propositions de chacun.

Difficile dans le flux de questions de poser les nôtres, et pourtant, après avoir tenté d’obtenir un micro pendant une bonne heure, il suffit d’un regard appuyé, montrant quelque signes d’impatience, dans les yeux de la collaboratrice donnant le micro, et celui-ci atterrit dans nos mains… (ce n’est pas bien, mais nous n’avions pas envie de partir à 22 heures sans avoir pu faire état de nos remarques, …).

consultation-3La demande de prendre la parole de manière succincte et rapide ayant été formulée, et certains sujets ayant déjà été abordés, dont énormément sur les chiens, chats et NAC, nous avons donc interpellé le Ministre sur les sujets suivants :

“Après avoir fait une proposition de mettre des bénévoles au sein d’associations du secteur animal à disposition en premier échelon des constats de maltraitance animale, nous avons introduit la question relative à la présence de manèges de poneys sur les fêtes foraines, en utilisant la nouvelle règlementation relative à l’interdiction sur les fêtes foraines, foires, … interdisant la vente, par quelque procédé que ce soit, d’animaux, et avons demandé s‘il n’était pas temps d’interdire les manèges forains de poneys ? Nous avons ensuite poursuivi sur les expérimentations animalières qui, à l’heure actuelle, ont plus que démontré leur bénéfice plus que limité (il suffit de voir le nombre de médicaments retirés du marché de par leur dangerosité, malgré les tests effectués pour l’agréation), et demandé si la nouvelle Règlementation allait enfin interdire cette pratique”.

La réponse fut beaucoup plus longue que la question. Tout d’abord en ce qui concerne les manèges de poneys, le Ministre va instaurer une directive à l’attention des communes (de plus en plus nombreuses à interdire la présence de ces manèges), directive beaucoup plus contraignante envers l’attention à porter aux poneys, concernant les conditions de travail, de repos, d’espace, … à la liberté des communes d’encore rendre celles-ci plus strictes, ou d’interdire carrément ces manèges sur leur territoire. Ce n’est pas une victoire, mais c’est un bon début.

Pour ce qui concerne l’expérimentation animale, malheureusement la Législation Européenne oblige encore actuellement ces tests avant toute autorisation de mise sur le marché. Il ne peut donc les interdire, mais il réfléchit à une “taxe” par animal utilisé, permettant la recherche et la promotion de solutions alternatives au maximum. De plus, il est et sera attentif aux statistiques et nombres d’animaux utilisés annuellement afin que la diminution déjà constatée se poursuive.

consultation-2Nous avons également pu apporter publiquement notre soutien au maintien des spectacles animaliers tels que de rapaces, ligne que semble également prendre notre Ministre. Nous sommes conscients qu’il faudra réglementer ce secteur également afin d’éviter les dérives, mais que ce genre de représentation a son utilité. Une réponse à la pétition visant à interdire cette pratique a d’ailleurs vu le jour, ce que l’on appelle une”contre pétition“; que vous pouvez signer en ligne (n’oubliez pas de confirmer votre signature via le mail que vous recevrez).

Le Ministre a fait fis de l’horaire prévu, et c’est pratiquement sur le coup de 23 heures que nous eûmes droit au verre de l’amitié. L’occasion pour les personnes n’ayant pu prendre la parole de le faire de manière privative.

Sans vouloir entrer dans quelconque considération politique, nous nous réjouissons une nouvelle fois du mandat que Carlo Di Antonio occupe au sein de la Région Wallonne, car il est non seulement passionné par sa mission (cela se sent), mais c’est également le premier à prendre l’avis de ses concitoyens sur la direction à prendre dans ses responsabilités envers le bien-être animal. C’est suffisamment rare dans notre monde politique que pour le souligner.

Nous conclurons avec un énorme remerciement envers tous ceux et celles qui nous ont marqué leur témoignage de sympathie, dont Main de Cœur et Patte de Velours