Les différents sens chez le chien : la vision

On commence le premier sujet consacré aux sens par la vision. Avant de rentrer dans le vif du sujet, il est important de préciser qu’à chaque fois que des caractéristiques morphologiques du chien seront abordées, celles-ci doivent être comprises de manière générale. Bien entendu, les critères morphologiques dépendent de la race du poilu mais il peut aussi subsister des différences entre les individus. Certaines races de chien auront ainsi des traits plus ou moins développés que d’autres, de la même manière que des individus d’une même race pourront présenter des traits plus marqués que d’autres. On choisira donc Kiki, le poilu star de nos récits canins, qui incarne le chien « moyen ».

La vision est un sens très important chez Kiki. Le chien est un animal grégaire, cela signifie qu’il vit en groupe. Dès lors, il doit pouvoir détecter les attitudes corporelles et les mimiques les plus fines de ses congénères pour pouvoir correctement communiquer avec eux. En dehors de la communication, il doit aussi pouvoir percevoir les potentielles proies et dangers de son entourage.

Les yeux du chien sont généralement plus aplatis que chez l’humain et se situent latéralement sur la face. Son champ de perception est de cette manière plus étendu que celui de l’humain. Il s’étend de 250 à 280° alors que celui de l’humain est de 180°. La vision est donc plus large mais la vision binoculaire est moindre. L’étendue de sa vision dépend bien évidemment aussi de sa taille ! Vous êtes-vous déjà simplement mis à la hauteur des yeux de votre chien ? Le monde environnant peut paraître vite effrayant pour un chihuahua, même si ce dernier fait généralement preuve d’une grande assurance, affrontant le monde avec force et courage 😛 .c844b768854380ef65121804f7937e95

Kiki a donc une vision plus large, mais il aurait une moins bonne évaluation des distances et des profondeurs. Il percevrait moins bien les objets immobiles mais détecterait mieux les éléments de son environnement qui sont en mouvement. Cette capacité serait liée à son instinct de chasse. En effet, dans la nature, quand il chasse une proie, Kiki doit pouvoir la détecter mais aussi le faire sur de longues distances, c’est une question de survie. Les poilus canins ont ainsi naturellement tendance à poursuivre des êtres ou des objets qui se mettent soudainement en mouvement. On peut l’observer dans des situations diverses de la vie courante et les déclencheurs peuvent être nombreux :

  • un chat en pleine course ;
  • une voiture en marche ;
  • un cycliste ;
  • un joggeur en plein effort ;

Le chien aurait donc une meilleure rapidité visuelle que l’homme et, dès lors, une plus grande vitesse de réaction. Et oui Kiki reste un prédateur redoutable ! Gare au petit lapin qui prendrait la fuite devant lui 😐 . Certains accidents peuvent parfois arriver avec les animaux domestiques qui se mettent à courir ou fuir (chats, poules, petits rongeurs, …). Non seulement dans ce genre de cas de figure, on ne peut pas en vouloir à Kiki, qui bien évidemment ne pense pas mal faire en agissant de la sorte car il le fait de manière totalement instinctive et automatique (ce déclencheur est physiologiquement inscrit en lui, puisque c’est lié à une question du survie) mais il est également très difficile voire impossible d’agir sur l’instinct de chasse de Kiki une fois qu’il s’est mis à courir après l’être ou l’objet en mouvement ! basset_laid_001 La seule manière d’agir est de pouvoir anticiper ce type de situation.

A contrario, l’acuité visuelle du chien serait moins bonne que celle de l’homme. Kiki percevrait mal le contour des objets immobiles ou les différents éléments d’un objet. Cette aptitude n’aurait pas de grand intérêt pour lui. La perception qu’un humain a d’un objet qui se situe à 22 mètres de lui serait proche de la perception qu’un chien a d’un objet qui se situe à 6 mètres de lui. Le chien aurait quelques 167 mille nerfs optiques alors que l’homme en posséderait pas moins d’1,2 million !

Au niveau de la composition des yeux et, plus précisément, des cellules nerveuses qu’on y retrouve, le chien possède moins de cellules dites « cônes ». Ce type de cellule jouerait un rôle prépondérant dans la détection des couleurs. Kiki percevrait clairement le bleu et le vert mais ne détecterait pas aussi bien le rouge, le jaune et l’orange,FullSizeRender ces couleurs apparaissant comme une série de grisés. Non Kiki ne voit pas son super poulet comme vous… désolée de vous décevoir :mrgreen: .

La vision nocturne du chien serait supérieure à la nôtre même si celle-ci ne serait pas très développée comparée aux multiples espèces qui composent le règne animal. Cette vision nocturne améliorée serait permise grâce à plusieurs facteurs : la présence en quantité plus importante de cellules nerveuses dites « bâtonnets » et qui joueraient un rôle prépondérant dans la perception, la précision et l’intensité des signaux visuels ainsi qu’à la présence d’un « tapetum lucidum ». Ce « tapis clair » est en fait une couche de cellules réfléchissantes qui se trouvent au fond de l’œil. Le peu de lumière perçue est ainsi réfléchie et permet une meilleure vision dans le noir. Qui n’a jamais fait de photo de son chien avec un flash 😀 ?img_4205_apa_2847_600

Voilà, vous avez maintenant une vague idée de la façon dont votre compagnon canin percevrait visuellement son environnement. Les éléments physiologiques aident ainsi à comprendre en partie certaines réactions ou comportements de nos toutous préférés.

 

Caninement,

Emilie de Be the Dog

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