Horreur et stupéfaction – L’UBEA veut confier des animaux saisis à un marchand-éleveur (Ca ne tourne pas rond dans le village du Ministre Di Antonio)

Horreur et stupéfaction !!! Ce matin, la presse nationale nous apprenait que l’UBEA s’apprêtait à confier une partie des animaux saisis en mars dernier à Saint-Denis (plus particulièrement un mouton semblerait être concerné).

Les quelques refuges alliés à Animaux en Péril, rejoints par la majorité des autres s’unissent pour mettre en place un plan d’action en commun, et demanderont au ministre Di Antonio de se positionner clairement.

Pour les refuges (qui demandent la dissolution de l’UBEAW (Unité du Bien-être Animal de Wallonie),  celui-ci n’est pas au service des animaux” et annoncent qu’ils ne collaboreront plus avec l’unité tant que le problème ne sera pas réglé.

Bien évidemment nous nous rallions au mouvement, malgré le fait que ce sont ces mêmes refuges qui font bloc pour éviter une reconnaissance légale des associations, soutenus dans cette démarche par le Ministre Di Antonio. Pour notre part, cela fait un bon moment que nous dénonçons ce service pour son laxisme et son manque de réactivité, à un tel point que ce même ministre l’évoque publiquement (voir illustration).

Et s’il s’agissait d’un montage savamment orchestré entre le Ministre et les refuges ? Soutenir son service face à nos critiques, et le désavouer dans le cas présent nous permet raisonnablement d’émettre l’hypothèse. En tout cas,  il est étonnant, alors qu’il doit rencontrer une partie des refuges ce mercredi, Carlo Di Antonio vient déjà d’annoncer avoir donné l’injonction à l’UBEA de ne pas déplacer les animaux des refuges où ils ont été confiés. Une rapidité de prise de décision diamétralement opposée à celle démontrée jusqu’à présent envers certains marchands d’animaux, pour lesquels des centaines de témoignages pleuvent sur la toile. Le milieu du bien-être animal est tellement nébuleux que (presque) plus rien ne nous étonne.

Selon les divers contacts que nous avons, il était déjà rare de voir un inspecteur vétérinaire de l’UBEA sur le terrain. Quant au fait d’arriver à faire saisir un animal, cela relevait presque de l’exploit. Bien souvent il était même “plus facile” pour les acteurs de terrain d’arriver à persuader un auteur de maltraitance d’abandonner son animal. Très récemment encore, dans le cadre d’un dossier ouvert par un de nos refuges partenaires, il avait été fait appel à l’UBEA pour effectuer une saisie d’un animal en piteux état. Tout avait été consciencieusement préparé par notre partenaire, jusqu’à ce que la responsable de ce service décide de tout chambouler et de confier l’animal concerné à un autre refuge. Aux dernières nouvelles, l’animal a disparu de la circulation, …

Tiens, de quel côté se trouve le docteur Kievits, administrateur de la SPA de La Louvière ET vétérinaire à l’UBEA ? Si vous le savez, on est curieux…

Un fait est certain, c’est que cette affaire va amoindrir la position soit du ministre, soit de son service, soit des deux, et renforcer les refuges qui déjà ont la mainmise sur le secteur associatif.

En tout cas, le sort des animaux étant notre principale sujet, dans le cas présent, il est un fait que nous suivons de près la conclusion de ce nouveau pavé dans la marre du Bien-être animal wallon, car ce genre de décision va encore plus à l’encontre que ce que nous connaissions jusqu’à présent.

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