Les Bons Villers, un an après, ce qui a changé, ou pas (Premier bilan suite à la mise en place du nouveau pouvoir politique)


Il nous semblait important, en cette fin d’année civile, et après une année de mandat, de faire le point sur ce qui avait bougé (ou pas) au niveau communal. Pour ce faire, nous allons nous baser sur les réponses obtenues à notre questionnaire en 13 points sur les avis et promesses électorales transmis à l’époque aux partis candidats aux élections communales, et auquel le parti Citoyens avait eu la gentillesse de répondre, de même que sur les engagements énoncés dans le cadre du programme électoral du parti dans son chapitre 6.

Comparé à l’ancienne majorité (qui n’avait rien instauré), on peut facilement constater une différence vu qu’il n’existait strictement rien pour le bien-être animal local. Cependant, bien des choses sont encore absentes, inexistantes, manquantes, ou à améliorer. Faisons-en le relevé.

Echevinat du Bien-être animal :
Il a bien été mis en place, la fonction étant attribuée à Jean-Jacques Allart, également échevin des matières suivantes : Urbanisme, Aménagement du territoire, Logement, Quartiers, Monuments et sites, Economie (PME-Commerce-indépendants-artisans), Tourisme, GAL des 4 Bras, Emploi et formation, Ruralité, PCDR, Agriculture, Sentiers et chemins, Circuits-courts et Produits locaux. Un membre du personnel communal a également été désigné pour traiter de la matière.

Mise en place d’un Conseil Consultatif du bien-être animal :
Aux dernières nouvelles, ce projet n’a guère évoluer depuis le début de cette législature. Et pourtant, il permet de mettre en présence tant le pouvoir politique que les acteurs de terrain, et la population afin de prendre connaissance des divers problèmes locaux afin d’y remédier autant que possible.

Règlement communal :
Celui-ci est à ce jour inchangé, et mentionne toujours une liste de races de chiens interdits sur l’entité en l’absence d’un certificat de dressage de socialisation. L’obligation de signaler la détention d’un tel chien n’existant pas, il semble toujours très difficile de faire respecter ce point de manière préventive. Le fait d’exiger un certificat ouvre toutefois la voie à la prise de conscience du fait qu’à la base, ces chiens ne sont pas plus dangereux que les autres, mais qu’une incapacité du maître à les maîtriser peut engendrer des accidents.

TirelireAides aux associations :
Jusqu’à présent rien de changé, aucune aide concrète n’est apportée aux associations actives sur l’entité. Une demande d’aide par la mise à disposition de locaux et de matériel a été introduite début et fin de cette année. Il s’agit d’une demande de mise à disposition d’un local permettant l’entreposage d’une remorque, de matériel, et de nourriture (croquettes), et d’infrastructure et de matériel en cas d’organisation de réunions, évents, …

Formation d’un policier en charge du bien-être animal spécialisé et formé :
Une récente intervention suite à une demande d’un échevin communal nous a prouvé que la police n’était toujours pas formée à cette matière spécifique. Alors que nous demandions au représentant de l’ordre présent d’acter notre plainte concernant un animal maltraité et le cas échéant contacter le Bourgmestre en vue d’une saisie en urgence, ce dernier nous a non seulement éconduit, a refusé d’acter notre plainte, et rendu l’animal à son propriétaire présumé. Rappelons que l’article 29 du code d’instruction criminelle précise que « Tout fonctionnaire ou officier public qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquerra la connaissance d’un crime ou d’un délit, sera tenu d’en donner avis sur-le-champ au procureur du Roi ».  Nous aurions aussi pu rappeler à cet agent que l’article 40 de la loi sur la fonction de police est encore plus clair : « Les plaintes et dénonciations faites à tout fonctionnaire de police, de même que les renseignements obtenus et les constatations faites au sujet d’infractions font l’objet de procès-verbaux qui sont transmis à l’autorité judiciaire » mais vu ses compétences prouvées, on a évité le passage en cellule par erreur judiciaire.

Surpopulation féline errante :
Le nouveau pouvoir mis en place a enfin pris conscience de la problématique des chats errants sur l’entité, et a attribué un budget en vue de faire stériliser cette population sauvage. Malheureusement le budget alloué est nettement insuffisant actuellement et ne permettra qu’à éviter une nette croissance des chats errants (2.000 €). Mais c’est un premier pas qui demande à être poursuivi et renforcer dans le futur. Côté pratique, une convention a été signée en cette fin d’année avec le refuge Les amis des animaux de Feluy qui est chargé de capturer et faire stériliser les chats. Nous invitons toute personne confrontée à des chats sauvages errants à prendre contact avec cette dernière.

Pigeonnier contraceptifSurpopulation des pigeons :
A notre connaissance, rien n’a été entrepris pour l’étude des coins concernés, ni la mise en place de pigeonniers contraceptifs. Nous n’avons rien vu passer comme campagne de sensibilisation de la population relative au nourrissage sauvage, et pas vu un seul cerf-volant « rapaces ».

Parcs canins et lieux de promenade « sans laisse » :
Un dossier est ouvert au sein de l’Administration dans le cadre duquel nous sommes consultés. Plusieurs sites ont été et sont à l’étude quant à la faisabilité d’un parc. Nous espérons qu’il continuera positivement en 2020.

Campagnes de sensibilisation au respect des animaux dans les écoles et de manière plus générale auprès de la population :
Bien qu’ayant souligné l’importance de cette prévention, à l’heure actuelle rien de concret n’a vu le jour. Début 2019 le pouvoir en place nous avait promis une rubrique récurrente dans le journal communal, mais malgré plusieurs rappels, rien de concret ne se dessine à l’horizon.

Aide envers les animaux des familles en situation de précarité :
Une réflexion devait être lancée sur la création d’une prime pour l’identification/la stérilisation pour les animaux des personnes à bas revenus. Aucune nouvelle à ce jour sur cette réflexion. A noter également que rien n’est prévu pour lancer sur l’entité une opération BAPAC.

Aide à l’identification des animaux et évacuation des dépouilles retrouvées sur la voie publique :
Bien qu’équipée d’un lecteur de puces électroniques de par le passé, celui-ci semblait avoir disparu des locaux administratifs, car il n’a jamais été retrouvé. L’Administration communale en a donc acheté un nouveau. De même, sur base de nos conseils, elle s’est dotée d’une chambre froide permettant le stockage des dépouilles d’animaux retrouvés sur l’entité, dépouilles qui devraient être passée au scan préalablement afin d’avertir le propriétaire du décès si celle-ci est porteuse d’une puce d’identification.

Création d’un refuge sur l’entité :
Apparemment aucun bâtiment ni site communal ne serait susceptible d’accueillir notre projet de centre d’accueil et d’hébergement pour animaux abandonnés.

Mise en place d’une page Internet reprenant diverses informations :
Un an après cette page n’est pas encore créée. En attendant, vous pouvez trouver pas mal d’informations pratiques sur notre site. Un groupe local Facebook a également été mis en place par notre association. N’hésitez pas à le rejoindre et à y faire part de votre expérience, vos questions, …

En conclusion, nous pouvons nous réjouir d’avoir enfin un service du bien-être animal local, même si son action n’en est qu’à ses débuts. Bien évidemment nous restons attentifs à l’évolution du bien-être animal local.

 

EDIT : Suite à l’envoi de notre bilan aux autorités, nous avons eu le plaisir d’avoir un retour de l’Echevin. Le voici dans son intégralité :

Bonjour,

Je reviens vers vous en réponse à votre mail de ce dimanche

La mise en place d’un Conseil consultatif du bien-être animal ne saurait tarder, car nous avons lancé un appel à candidatures dans notre prochain bulletin communal.

Pour le règlement communal, d’autres sujets doivent également être revus, c’est pourquoi rien n’a encore changé.

Pour l’aide aux associations, il nous est actuellement impossible de mettre un local correct pour stocker de la nourriture et du matériel. Par contre pour l’organisation de réunions ou évènements, nous avons des salles communales que nous pouvons mettre à disposition.

Pour la population de chats errants, nous reconduirons notre convention avec ‘’ Les amis des animaux’’ et nous avons augmenté notre budget à 3000 Euros. Un article sera également mis dans le bulletin communal.

Le parc canin à normalement été trouvé, nous devons voir comment trouver un arrangement avec le bailleur. Nous reviendrons vers vous en janvier.

Pour la communication, en plus de notre bulletin communal, notre nouveau site internet (à venir) consacrera une place au bien-être animal…

Pour les points que nous n’avons pas répondus ici, c’est que des solutions sont envisagées mais pas assez abouties que pour en parler dans ce mail. La chose la plus compliquée est bien entendu et vous vous en doutez est la création d’un refuge.

Sachez que nous mettons tout en œuvre pour améliorer ce bien- être animal.

En espérant avoir répondu à vos interrogations, nous vous souhaitons déjà de bonnes fêtes.

ALLART JEAN-JACQUES

Echevin de l’urbanisme, aménagement du territoire, Monuments et sites, agriculture, logement, pme et Artisan, bien-être animal.

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