Persiste … et signe, …

Suite à l’entretien téléphonique avec Monsieur Montegnies (le seul entretien) au sujet de la reprise du refuge d’Animaux En Péril à Braine l’Alleud, je me devais, en tant que personne privée, d’interpeller celui-ci ouvertement au sujet de bon nombre de ses propos lors de l’entretien. Il n’entrait nullement dans mes intentions d’impliquer les autres membres de notre association “Sans Maître” dans mon interpellation. J’ai donc publié une lettre ouverte adressée nommément à Monsieur Montegnies, Président de l’asbl Animaux En Péril.

Je vois avec un certain étonnement que la réponse ne provient non pas de l’intéressé, mais bien de l’association qu’il préside. Comme il y est fait mention à plusieurs reprises de notre association et de moi sans me nommer, je me dois, par souci de clarté et transparence, de vous publier la réponse aux propos du “communiqué” de ce jour, consultable sur le site d’Animaux En Péril asbl.

A moins d’une nouvelle mise en avant de Sans Maître, il s’agira de la seule fois où Animaux En Péril asbl et Monsieur Jean-Marc Montegniees occuperont la une de notre site. Notre combat étant exclusivement axé sur une recherche de solution pour les chiens et chats qui se retrouveront sans hébergement lorsqu’ils seront abandonnés, perdus, trouvés, …

“Je m’étais promis de publier la lettre, et de passer à autre chose, mais je me dois de réagir, suite à cette tentative de déformation des faits.

Tout d’abord la lettre ouverte est publiée personnellement. Il ne s’agit nullement d’un groupuscule ou autre groupe terroriste. Ce sont uniquement MES propos suite à un entretien téléphonique de plus de cinq heures. Je confirme en tous points la teneur de ceux-ci.

J’ai par contre la politesse de m’adresser à vous nommément, contrairement à vous qui me qualifiez de “détracteur, menteur, personne calomnieuse, diffamante, et haineuse”. Pourtant, je vous ai bien précisé à la fin de l’entretien que même si je n’appréciais pas votre façon de voir les choses, ça ne m’empêcherait pas de vous saluer si je vous croisais par hasard en rue.

Ensuite, aucun fait dont je parle n’est répréhensible, sinon ce n’était pas une lettre ouverte que je rédigeais, mais bien un dépôt de plainte auprès des autorités judiciaires. Monsieur Montegnies a été avisé du fait à la fin de l’entretien que je ferais mention de cette communication.

Non je ne suis pas un détracteur d’Animaux En Péril, et je suis prêt à confirmer le fait que tous les propos énoncés me l’ont été personnellement.

Comme vous me l’avez si bien souligné, Monsieur Montegnies, je suis un ancien policier, j’ai donc appris à relater des faits, sans les inventer.

Il me semble facile de créer un amalgame entre Animaux En Péril et Monsieur Jean-Marc Montegnies. Jamais je n’ai dit qu’Animaux En Péril rêvait d’une Loi interdisant la détention d’un animal, mais bien Monsieur Montegnies. Nous nous rejoignons sur le fait que ce projet de Loi, ne sortira jamais. Nous sommes également d’accord sur le fait qu’un animal, quel qu’il soit, n’est pas un jouet, et approuvons tout particulièrement la campagne de Monsieur Carlo Di Antonio en cette période de fin d’année.

Par contre, Monsieur Montegnies, le fait de comparer mon chien à un esclave, ça non plus je ne l’ai pas rêvé !!! Je vous ai même répondu qu’au moment où je vous parlais, mon chien était couché SUR mes pieds, demandait des caresses, et qu’honnêtement, je n’avais pas l’impression qu’il soit mon “esclave”.

Etonnant de ne lire AUCUNE ligne sur la partie euthanasie !!! L’auriez-vous passée involontairement lors de votre lecture ? Aucun remerciement aucune excuse envers ces très nombreuses personnes qui durant plus d’1/4 de siècles vous ont apporté un énorme soutien financier parce que vous preniez soin des chiens et chats, et qu’elles vous étaient plus que reconnaissantes.

Je ne suis pas un détracteur d’Animaux En Péril, mais bien un défenseur des chiens et chats principalement, notamment pour les principes évoqués dans ma lettre ouverte.

Effectivement, nul ne me connait dans le milieu animalier, mis à part le refuge dans lequel j’ai adopté mon “esclave”, vu que jusqu’à cette annonce de fermeture du refuge, je ne voyais aucune utilité à tenter de sauver, ce qui fonctionnait. Il est des vocations qui se révèlent parfois tardivement, celle-ci en est une. Laisser sans solution plus de 3.000 animaux dès 2015, étant contre le principe de Monsieur Montegnies d’euthanasier un chien qui reste “très longtemps”, pour en mettre un autre, n’est pas le mien, bien que je reconnaisse qu’un chien ou un chat en cage longtemps n’est pas une solution. Je lui ai toutefois précisé que j’avais déjà reçu la proposition de plusieurs “refuges” qui demandaient expressément, si la reprise était effective, de leur confier ces animaux afin de leur éviter l’euthanasie. A cette époque, je ne connaissais absolument pas plus ni moins Monsieur Montegnies qu’actuellement.

Et je ne désire pas approfondir cette connaissance. Ce que j’ai entendu de sa bouche même m’a amplement suffit.

En ce qui concerne le permis unique, nous étions 3 de “Sans Maître” lors de la réunion avec les Autorités. LA question de la démolition a clairement été posée, et la réponse fut négative. Non il ne fallait pas abattre pour obtenir ce fameux permis qui vous a fait fuir votre site.

Comme je vous l’ai également précisé, nous n’avons pas la même philosophie envers tous les animaux, et j’assume mes propos quant au caractère social et affectif particulier des chiens et chats notamment. Votre combat n’est clairement pas le mien, ni celui des personnes qui forment Sans Maître. Heureusement qu’il existe des luttes différentes, et des manières opposées pour tenter d’y arriver.

Je me dois quand même de constater que vous ne faites même plus la différence entre l’association que vous présidez, et vous en tant que personne. Ma lettre ouverte vous était bien adressée, et non pas à l’asbl. Ce sont VOS propos que je relate, à moins que vous ne les ayez tous tenus au nom de votre asbl,

Je ne suis même pas un de vos détracteurs, ni de votre asbl, mais bien une personne “volontaire”, qui cherche toujours une solution pour ces milliers d’animaux que vous délaisserez très bientôt.

Pour conclure, j’avais pris soin de bien publier ma lettre en mon nom, et non au nom de l’association www.sansmaitre.be . Permettez-moi, étant donné le fait que vous utilisez votre association pour me répondre, de publier également ma réponse sur notre site”.

Thierry Arnould