Publicité pour les animaux – Les associations “non refuges” sur le même pied que les éleveurs (Quand le Ministre Carlo Di Antonio rectifie le tir )

animal heureux

Notre précédent article relatif à la publicité pour la vente d’animaux (à laquelle sont assimilés les dons et adoptions) a fait un certain bruit dans le milieu du Bien-être animal, jusqu’à arriver aux oreilles du Ministre Carlo Di Antonio qui a, il faut le souligner, pris la peine de nous appeler afin d’en discuter. Et ça, c’est déjà assez rare pour le souligner, car des Ministres qui 1° travaillent le week-end, c’est rare, et 2° prennent contact avec non pas un média, mais une simple association qui dit ce qu’elle pense, c’est exceptionnel. Une (très) longue discussion eut lieu, respectueuse, mais un peu tendue, chacun demeurant sur ses positions, pour nous qu’il y avait un avantage pour les producteurs d’animaux, et un désavantage pour ceux qui n’en font pas commerce, mais tentent de replacer dans de bonnes conditions ceux qui ont été souvent vendus par les premiers à n’importe qui. Après un peu plus d’une heure, sur de respectueuses salutations, chacun raccrocha.

Étonnement le dimanche soir, peu avant 22 heures, Monsieur Di Antonio nous rappelle et nous propose de nous rencontrer rapidement en son cabinet. Ça, chez Sans Maître, on aime bien 🙂 . Il est toujours plus facile de s’exprimer et de discuter correctement en direct, que par des échanges écrits, pouvant être interprétés différemment, et, chose que l’on n’aime encore moins, sur la place publique (sauf quand il le faut vraiment).

C’est donc ce mardi 23 mai que nous avons rencontré le Ministre, assisté de son chef de cabinet adjoint, et sa juriste en ses locaux. Nous n’allons pas détailler les plus de 2 heures de réunion, qui furent à nos yeux très conviviales, et constructives, mais vous résumer ce que nous pouvons qualifier de belle avancée.

Actuellement, les associations sans refuge sont inconnues aux yeux de la Loi (ce qui plus que probablement changera dans le cadre du nouveau décret global relatif au bien-être animal), donc il existe une difficulté juridique à nous accorder un statut correct et concret actuellement. Cependant, un statut de “facilitateur d’adoptions” va être décrété, ouvrant donc une voie à une reconnaissance future. Un énorme progrès par rapport à quelques dizaines d’heures auparavant.

Profitant du climat positif, nous avons profité pour présenter les problèmes que nous rencontrons dans le cadre de nos actions,  principalement donc cette agrégation inexistante, qui entraîne notamment énormément de soucis lors de l’identification des animaux que nous, associations, faisons régulièrement afin de mettre un animal à l’adoption. En résumé, ni DogID (chiens), ni Idchips (chats) n’acceptent depuis plusieurs mois d’identifier un animal au nom d’une association non reconnue (comme refuge). D’où d’énormes difficultés de pouvoir suivre un animal dont l’adoptant n’a pas respecté les clauses du contrat d’adoption, et qui l’a cédé à on ne sait qui.

Nous avons également reparlé du fameux “permis de détention d’un animal” en rappelant notre avis de l’année passée, partant du principe inverse, à savoir une interdiction, très facile à vérifier. La mise en place est relativement simple, et a été détaillée, ce qui a semblé attiré l’attention de l’assemblée. Après, nous ne sommes pas spécialistes non plus de toute la législation, mais nous sommes convaincus qu’il va sorti quelque chose de positif qui permettra de ne plus mettre un animal dans les mains de n’importe qui.

Tant qu’à faire, nous nous sommes aussi exprimés sur les agrégations actuelles et leurs conditions, trouvant très douteux le fait d’accorder un numéro à une personne qui a mis sa cuisine comme … local de quarantaine dans son dossier… (si si, elle l’avait annoncé en réponse à un post de la page du Bien-être animal, mais l’a effacé ensuite. Par contre, elle certifie toujours avoir eu un agrément alors qu’elle ne dispose pas d’installations, et est loin d’être la seule, et là, nous on dit qu’il y a un gros problème, car l’AR du 27 avril 2007 relatif à l’agrégation parle bien de conditions techniques de locaux. Dans la nouvelle législation, il est fort probable qu’il y aura d’autres critères que relatifs aux installations et administratifs, notamment qualitatifs et financiers pour obtenir une reconnaissance par une agréation qui reprendra toute sa raison d’être.

Et puis, d’autres petits détails de moindre importance.

Maintenant, il ne nous reste plus qu’à attendre et voir ce que les prochains mois vont nous apporter comme (agréables) surprises pour nous faciliter quelque peu la tâche, à nous, associations et refuges, afin d’apporter un maximum de bien-être aux animaux que nous prenons en charge.

Terminons sur une citation approximativement répétée du Ministre Di Antonio lors de cette réunion : Vous pensez bien que je ne suis pas là pour compliquer la tâche aux réels défenseurs des animaux, qu’ils soient refuges ou associations… J’ai bien dit les vrais, ceux qui travaillent correctement et dans une éthique positive.

Dans l’attente donc du nouveau Code du BEA, les associations concernées peuvent envoyer un mail à carlo.diantonio@gov.wallonie.be afin de demander un formulaire d’identification, afin de faciliter et d’organiser leur travail de replacement d’animaux via le web et les réseaux sociaux.

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