Quand un élevage jette sa surproduction (L'histoire d'une petite puce qui n'a rien demandé à personne)


Biscotte

Tant qu’on n’aura pas notre centre d’accueil pour animaux, il nous sera très difficile de pouvoir aider ceux dont les maîtres ne veulent plus en les recueillant le temps de leur trouver une nouvelle (et superbe) famille de vie. Il nous arrive parfois, selon les circonstances, de faire une exception même si on n’a pas de famille d’accueil à disposition lors de la demande. C’est ce qui s’est passé début juin, lorsque nous recevons un appel d’une jeune fille qui nous a expliqué avoir recueilli peu de temps avant d’un élevage une fifille même pas âgée d’un an, qui démolissait tout dans l’appartement. Elle ne souhaitait pas la confier à un refuge, car le comportement de la petite femelle était des plus particuliers. Celle-ci se terrait sur le dos d’un divan et n’en bougeait jamais, jusqu’à faire ses besoins sur place. Par contre, dès qu’elle se retrouvait seule, c’était pire qu’une entreprise de démolition. Après trois semaines de ce régime, constat était fait qu’elle ne pouvait rester chez la jeune fille qui décidait de s’en séparer.

Avant de prendre une décision, nous demandons de nous présenter le petit monstre, car entre les paroles et la réalité, nous avons régulièrement constaté des écarts importants. Malheureusement, cette fois-ci, la description était exacte. A peine arrivée, la petite se cacha et se recroquevilla immédiatement en tremblotant. Elle était effectivement paniquée à un point que nous n’avions jamais vu. La jeune fille assez peinée eut du mal à nous la laisser, et nous lui proposons dès lors de nous laisser la petite 2 mois, et de voir ensuite l’évolution afin d’envisager une éventuelle reprise. Bon, là c’était clairement une mauvaise idée, car jamais de nouvelles furent prises, et le seul rendez-vous fixé pour une visite ne fut pas honoré. Septembre arrivant, la petite allait donc rester chez nous.

On ne peut pas dire que les progrès constatés furent flagrants, mais pas inexistants quand même. Fin de l’été, celle que nous avons rebaptisé “Biscotte” vu son pelage croustillant avait pris l’habitude de sortir pour faire ses besoins, élargissant ses sorties pour jouer avec nous, mais à bonne distance quand même. Aujourd’hui, cela fait plus de cinq mois que Biscotte partage notre quotidien, et commence à se rapprocher naturellement de nous jusqu’à accepter quelques caresses. Le chemin sera encore long pour qu’elle puisse vivre tout à fait apaisée, mais elle y parviendra, nous en sommes certains, et ferons tout ce qui est possible pour l’aider à progresser à son rythme. Elle est adorable, ne présente malgré ses peurs aucun signe d’agressivité. Maintenant de là à dire qu’un jour elle sera adoptable, il y a encore un grand pas que nous ne franchirons pas à l’heure actuelle. Cependant nous l’avons mise en ordre d’identification, l’avons faite vacciner, et comme tout animal passant par chez nous, stérilisée afin d’être certain qu’elle ne pourra servir à la reproduction.

Bien évidemment ce genre d’aide ne peut se faire qu’en association, vu que la petite vit au sein de notre “ménagerie”, et fait partie intégrante du foyer. Une différence notable par rapport à un refuge dans lequel l’animal se trouverait enfermé dans du béton et de l’acier. Un service “à la carte” dont malheureusement peu d’animaux peuvent profiter.

P.S : Apparemment Biscotte est une petite “chiotte” qui n’a pas été vendue et pour laquelle les seuls contacts avec les humains étaient lors du nourrissage. Jamais manipulée, il n’est pas anormal qu’elle soit si craintive à la vue d’humains. 🙁

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