Un (petit) pas vers l’arrêt de l’expérimentation animale

laboratoireGrâce à l’initiative citoyenne “Stop Vivisection” (et à sa pétition de plus d’un million deux cent milles signatures à travers l’Europe), la Commission Européenne estime enfin qu’il convient de supprimer progressivement l’expérimentation animale en Europe. Malheureusement son angle d’approche pour la réalisation de cet objectif diffère de celui proposé par Stop Vivisection.

Dans son communiqué, la Commission souligne que la suppression de l’expérimentation animale est bien la finalité première de la directive de l’Union européenne sur la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques.

La communication présente un certain nombre de mesures complémentaires que la Commission entend prendre en vue d’atteindre l’objectif de suppression progressive de l’expérimentation animale. La Commission organisera en 2016 une conférence à laquelle participeront la communauté scientifique et les parties intéressées et, à cette occasion, elle présentera un rapport sur l’état d’avancement des mesures prises.

Ces dix dernières années, les progrès technologiques ont révolutionné la recherche biomédicale. Parmi les avancées majeures, citons la mise au point de méthodes de remplacement reposant sur des cultures de cellules et de tissus, et des méthodes informatiques qui réduisent le besoin de recourir à l’expérimentation animale. De nombreux processus et effets physiologiques et toxicologiques complexes sont encore difficiles à modéliser ou à évaluer correctement au moyen de méthodes de substitution, de sorte que certaines études expérimentales sur des animaux restent nécessaires pour faire progresser la recherche et pour préserver la santé humaine et animale et l’environnement.

La communication indique la nécessité d’accélérer le remplacement, la réduction et le perfectionnement des expérimentations animales grâce au partage des connaissances; la Commission continuera d’apporter son soutien à la mise au point et à la validation de méthodes de remplacement.

Lorsque nous avions interpellé le Ministre du bien-être animal lors de la consultation citoyenne de Charleroi, il nous fut répondu que seule la Commission européenne pouvait interdite complètement cette maltraitance (pour ne pas dire cruauté), mais qu’il serait attentif à la diminution du nombre d’animaux utilisés à cette fin.

L’avis de Sans Maître : Nous sommes conscients que stopper en un jour l’expérimentation animale est une utopie, même si c’est notre rêve absolu.

Nous espérons que l’avancée technologique permettra dans un laps de temps restreint de remplacer toute expérimentation animale par de la technologie plus sûre dans ses résultats.

Nous ne pouvons que constater une fois de plus la faiblesse d’une action par pétition. plus d’un million de signatures de par l’Europe n’ont pas suffi à faire fléchir l’institution et stopper ces actes cruels.

Il ne reste plus qu’à prier pour que la conférence prévue par ladite Commission en 2016 (et à laquelle participeront la communauté scientifique et les parties intéressées) présente un rapport sur l’état d’avancement des mesures prises suffisamment important pour que cesse enfin cette barbarie.

Sources : Communiqué officiel de la Commission Européenne (03 juin 2015)