UWPA Vs Ministre Tellier – Le torchon brûle-t-il a tort ou à raison ? (Vous avez dit apaisement ? )


Si vous êtes passionnés par le bien-être animal, et plus particulièrement en Wallonie, vous aurez certainement remarquer la nouvelle sortie médiatique sous forme de lettre ouverte du groupuscule formé sous le régime de l’ancien ministre Di Antonio, groupuscule qui a réussi à fédérer autour de lui une trentaine de refuges wallons. Cette sortie médiatique fait suite à une “enquête orientée” discrète menée auprès de tous les refuges wallons fédérés ou non, mais curieusement d’aucune association.

Soyons honnêtes, le malaise qui règne au milieu du bien-être animal ne date pas de l’arrivée de Céline Tellier au ministère du bien-être animal. Il a d’ailleurs été créé par les (à l’époque) futurs membres co-fondateurs de l’UWPA (Union Wallonne de la Protection Animale) sous le nom de “grève des refuges” devenue ensuite “guerre des refuges“, c’est déjà une belle annonce de la couleur. Leur réaction cutanée étant née à l’époque suite à une décision de l’UBEAW (Unité du Bien-Être Animal Wallon – autorisant le propriétaire à récupérer des moutons saisis afin de les revendre à une tierce

Le Ministre Di Antorio et le responsable de Sans Collier De Jonge
L’entente au beau fixe entre le très généreux ex ministre Di Antonio et De Jonge responsable de Sans Collier et cofondateur de l’UWPA, grands bénéficiaires des largesse.

personne. Ils se sont mis en tête de faire tomber, de démanteler l’UBEAW, avec le soutien du ministre de l’époque Di Antonio (Le Vif/L’express du 08 novembre 2018) qui s’était déjà plusieurs fois opposé à son service. Difficile de nier ces faits, la toute nouvelle association étant la seule et unique à recevoir un plantureux subside de 160.000 € de l’ex-ministre. Officiellement, ce subside était en grande partie pour assurer la “maintenance d’un site internet”, le reste étant dévolu à une expérience envers les animaux des plus démunis (on n’a toujours rien vu).

Les élections de 2018 ayant quelque peu modifié le paysage politique dirigeant en région wallonne, exit Di Antonio et welcome Tellier. Mais voilà, celle-ci a adopté dès le départ une toute autre façon de gérer le portefeuille du bien-être animal. Nous en avons fait les frais également. Pratiquement impossible de pouvoir la rencontrer, elle ou sa collaboratrice (effectivement le ministère a été quelque peu réduit, même drastiquement réduit par rapport à son prédécesseur qui avait fait exploser son budget alloué à la mise en place de celui-ci) n’estime pas utile de rencontrer les différents acteurs de terrain qui pourtant ont bien des doléances à formuler. Il faut avouer que la reprise de ce portefeuille demande une énorme dépense d’énergie déjà rien qu’en reprenant une quantité de décrets, dont le plus connu est le “décret wallon du bien-être animal” afin de faire correspondre celui-ci à une réalité de terrain, et une possibilité de faire respecter la législation. Et c’est là que le bât blesse. Les ténors de l’UWPA pensaient certainement pouvoir continuer à agir comme précédemment, et devenir incontournables, voire même juges pour tout ce qui concerne le bien-être animal. N’y parvenant pas, une nouvelle fois, cette union tente d’utiliser la force et la persuasion pour imposer ses idées, quitte à utiliser une argumentation plus que douteuse dont nous allons ci-dessous reprendre plusieurs éléments. Pour le texte analysé, nous vous renvoyons vers la parution de l’UWPA  :

Mais quels sont les propos si abjects de la ministre Tellier ? Les voici de la ministre elle-même répondant à une interview de Sébastien Poncieu pour le DH.

REFUGES, MAIS PAS QUE…

La Ministre Tellier (à juste titre selon nous), souhaite remettre chaque acteur à sa place. Le rôle d’un refuge n’étant pas en premier lieu d’accueillir les animaux abandonnés, maltraités ? Bien évidemment tout ceci s’accommode d’information et de pédagogie. Pour ce qui est du militantisme, c’est le droit de chacun, tout comme le droit de grève, de boycott, chaque jour il y a plus de 10 manifestations de tous genres dans le royaume, sans que pour cela les ministres concernés changent d’avis sur leurs décisions. “Rentrer dans le lard” n’est certainement pas la meilleure façon de se faire entendre, même si nous comprenons qu’à force de n’avoir aucun retour, ça énerve.

DIVISER POUR MIEUX REGNER

Mais elle a raison la ministre dans ses propos, il y a quelques années, ces tensions n’existaient absolument pas. Chacun faisait preuve de collaboration dans l’intérêt des animaux. Ce n’est que depuis la création de l’UWPA que ces dissensions existent. Il ne faut pas aller plus loin encore que le 31 juillet dernier où aucun refuge de ce groupuscule n’a accepté de prendre en charge plusieurs dizaines de moutons saisis par l’organisme officiel de la région wallonne, l’UBEAW). Précédemment, toujours le même groupe a exprimé publiquement le fait qu’il ne collaborerait plus avec le service régional !

Ce qui est exact, c’est que l’ex-ministre a copieusement arrosé de fonds publics la “fédération” alors qu’elle ne comptait que ses membres fondateurs …

ET FINANCIEREMENT, JUSTEMENT…

Parlons-en du financement, Accorder un subside de 6.000 €, ensuite le doubler à 12.000 € maximum, c’est une chose. Prétendre que ce subside était de 24.000 €, il ne l’a été que pour quelques associations disposant d’installations distinctes. De plus, d’après nos informations, il a servi pour certains à de l’achat de cages, de peinture, de châssis, de rénovation intérieure, … Il a aussi été utilisé pour la rénovation d’un refuge ouvert depuis moins de 2 ans.  Par contre, aucune association qui pourtant sont une partie non négligeable du bien-être animal, prenant en charge une grande majorité des stérilisations des chats errants, l’aide aux animaux des personnes précarisées (non exhaustif) n’a vu la couleur de même une pièce jaune. Ceci n’a pas l’air de concerner cette fédération.

UNE GUERRE DES REFUGES SALVATRICE

A partir du moment où l’on demande le démantèlement de l’UBEAW, on ne peut pas prétendre qu’on ne cherche pas par la suite à se substituer à celui-ci. D’ailleurs une porte a été ouverte dans l’actuel code wallon du bien-être animal. Heureusement que les politiques veillent tout de même. Nous sommes entièrement d’accord sur le fait que le service régional ne tourne pas comme il le devrait. Mais la faute à qui ? Est-ce sous le mandat de l’actuelle ministre que les choses ont dérapé ? Quel est le ministre qui a “omis” de renouveler le personnel partant, quel est le ministre qui a désavoué régulièrement ce service, son service ? Etrange de constater qu’il y a quelques jours encore, l’autre “fédération” des refuges et associations, le CNPA, se réjouissait de l’excellente collaboration avec l’UBEAW et estimait même que de telles actions renforçaient le bien-être animal.

UNE PROVOCATION PERMANENTE

Voilà l’espace réservé aux reproches. On notera tout de même que les refuges ont rapidement pu rouvrir selon un protocole sanitaire précis, et que de petites aides financières leur ont été accordées.

CHANGEMENT DE CAP IMMEDIAT

Pour conclure, les menaces bien évidemment, ça fait tellement plus vrai. N’oublions pas que cette association a tout de même été qualifiée de “milice privée” sur le site de la Libre Belgique .Nous n’en sommes apparemment pas très loin. Et si ces menaces sont mises en application, notamment la grève qui va en pâtir à votre avis ? Les animaux bien évidemment.

Viennent ensuite les signatures des membres au nombre de 28 (26 si l’on prend en compte le fait que Gaïa est deux fois signataire, et que les membres fondateurs de l’UWPA sont également repris dans les cosignataires), et qui représenteraient selon eux 70 % des refuges. Il y avait au 17 septembre 2020 selon le site régional du bien-être en Wallonie exactement 124 refuges agréés en Wallonie. Pour nous cela donne 22,58 %. (Ce nombre aurait pu être un peu plus élevé si certains membres n’étaient déjà partis, ayant compris que seul l’avis des ténors comptait, et qu’ils n’auraient mot à dire). Et on ne parle même pas des associations sans refuge, qui ne disposent pas d’agrément et par conséquent ne sont pas répertoriées.

Madame Tellier, certes, vous vous êtes cloîtrée dans vos petits murs, vous ne donnez pas vraiment l’impression d’être proactive, mais ne vous laissez pas impressionner par cette branche extrémiste qui semblerait vouloir prendre le pouvoir à votre place.

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