Vivre en totale harmonie avec son chat – La communication tactile

caresse au chat

La communication tactile est de première importance chez le chat. Or, les scientifiques s’y intéressent trop peu.
Ce sens est le premier à se développer chez le chat comme chez le chien. Cela a lieu durant la période foetale.
Les humains agissent bien s’ils pratiquent le “gentling” ou “upetting” sur une femelle enceinte, c’est-à-dire la caresse sur le ventre. Une habituation s’installe.
Les caresses revêtent une importance primordiale pendant la période néonatale.
Le sens tactile intervient dans le réflexe de fouissement ou “rooting reflex”, qui pousse le bébé à trouver la mamelle. Il joue un rôle dans le réflexe labial, celui qui provoque la succion et le pétrissage des mamelles, et enfin dans les positions de sommeil, où les petits établissent, rassemblés, une communication tactile pure.
Pendant la période de socialisation, le toucher continue à être une communication centrale entre la mère et le petit. Elle représente pour lui un contact rassurant. Il s’agit d’un comportement en étoile. Sans lui, le bébé peut se trouver désemparé. La mère en souffrirait aussi.
La communication tactile s’effectue par des mécanorécepteurs cutanés, comme les terminaisons nerveuses libres (plexus de la racine des poils associés aux disques de Merkel), situés dans les moustaches, au menton, aux sourcils,
des organes terminaux encapsulés, multiples dans la peau glabre, les coussinets plantaires, les ongles.
Nous pouvons préciser que les corpuscules de Meissner (pas Messmer l’hypnotiseur), dans la truffe, les vibrisses, perçoivent les vibrations de basse fréquence (30 à 50 Hz), comme les objets sur la peau. Les corpuscules de Pacini captent les vibrations de haute fréquence (250 à 350 Hz), comme les vibrations au sol, les mouvements des articulations,…
Le système sensoriel somatique, grâce à ses récepteurs sensoriels, transmet des informations tactiles, vibratoires ou proches de la peau, thermiques, douloureuses, dynamiques et statiques, chimiques et électriques.
Par ailleurs, il y aussi le système nerveux autonome pour les viscères.
Le toucher permet de stabiliser un contact fin, la pression, les vibrations. Il fait envisager l’environnement, entendu comme endroit touché, force, durée et mouvement du contact, direction et vitesse de déplacement du contact. Il indique la forme, la texture, la dureté, la distance de l’objet.
La douleur est objective et subjective puisqu’elle est entre autres contrôlée par les phénomènes cognitifs. Sensation et émotions sont conjuguées.
Les thermorécepteurs cutanés, à ne pas confondre avec les thermorécepteurs centraux destinés au contrôle de la température corporelle, permettent la perception de la température extérieure.
La proprioception inconsciente agit dans le contrôle de la contraction musculaire, les ajustements posturaux.
La proprioception consciente a un rôle dans les positions et les mouvements articulaires, les sensations musculaires et tendineuses, la perception de l’orientation du corps, des membres et de la tête, l’équilibre.
Armonia

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